Le Taiji (太极) est un terme de la philosophie chinoise (Taoisme) qui signifie faîte suprême. Les anciens philosophes décrivaient le concept de Taiji par la forme de deux poissons (voir image) —le poisson noir représentant le Yin (阴associé à la lune et incarnant le féminin) et le poisson blanc représentant le Yang (阳 associé au soleil et incarnant le masculin). La ligne en forme de “S” représentant elle les interactions entre le Yin et le Yang. L’œil noir du poisson blanc et l’œil blanc du poisson noir montrant quant a eux qu’il y a du Yin dans le Yang et du Yang dans le Yin. Le Yin et le Yang sont donc imbriques, complémentaires et opposés à la fois, l’un ne peut exister sans l’autre.
L’invention du Tai-chi-chuan (拳 quan : poing) est généralement attribuée à Zhang Sanfeng. Celui-ci, vivant sous les dynasties Yuan et Ming, créera le Tai-chi-chuan en appliquant les principes fondamentaux du taoïsme (Taiji) et fondera par la suite l’ordre Wudang (ou Wu-Tang, nom d’une montagne sacrée taoïste).
Le Tai-chi-chuan est ainsi un art martial interne basé sur la circulation de l’énergie.
Il consiste -basiquement- à effectuer une série de mouvements (martiaux, on compte 108 mouvements de base), de manière très lente tout en pratiquant la respiration abdominale. La décontraction est la règle principale, elle permet de faire circuler l’énergie interne du corps.
Au fur et à mesure, les mouvements pourront s’accélérer et l’usage martial apparaitra alors. Ainsi, le Tai-chi-chuan est surnommé « boxe de l’ombre » car le pratiquant semble se battre avec un adversaire invisible.
Généralement pratique à mains nues, des variantes avec armes existent également mais ne sont enseignées qu’aux pratiquants confirmés.
Le tai-chi-chuan est avant tout une excellente activité qui permet de se relaxer tout en se fortifiant. Preuve en est, au petit matin tous les parcs de Chine sont envahis de personnes âgées venues effectuer leur séance quotidienne de Tai-chi-chuan.

Expositions :
28 juin 30 juillet
