Il semble bien que les Arabes soient les premiers découvreurs de La Réunion, bien qu'ils ne l'aient jamais exploitée.
Une carte de 1153, dressée par le géographe arabe Al Sharif el-Edrissi, montre que les trois îles des Mascareignes portaient les noms de Dina Arobi (île Maurice), Dina Margabin (île de La Réunion) et Dina Moraze (île Rodrigues).
La légende voudrait que, parmi les Européens, ce soient des navigateurs portugais qui s'y seraient d'abord intéressés.
On sait que l'actuelle île de La Réunion a été abordée le 9 février 1507, le jour de la Sainte-Apolline, et qu'elle a été baptisée Santa Apolonia. Lorsque les navigateurs portugais se rendaient aux Indes, l'île Santa Apolonia leur servait d'escale sur la route des épices. Ainsi, Diego Lopes de Sequeira a débarqué sur l'île en 1509 et Pedro Mascarenhas en 1512; le pilote Diego Fernandez Pereira a signalé l'île en 1516 pour qu'elle figure sur les cartes.
En 1520, le navigateur Pedro Mascarenhas nomma Islas Mascarenhas (en français: îles des Mascareignes) l'archipel réunissant les îles Maurice, Rodrigues et Santa Apolonia, de retour des Indes en 1528.
Le 24 mars 1613, un pirate anglais, Blackwelle, s'y arrêta et lui donna le nom de England's Forest parce qu'il trouva l'île fort boisée.
En somme, l'île Santa Apolonia semblait susciter tellement peu d'intérêt que Portugais, Hollandais et Anglais y débarquèrent sans même en prendre possession.
De son côté, l'île Maurice, plus au nord, bénéficia d'un intérêt plus marqué en raison de ses côtes, qui davantage érodées et accueillantes, paraissaient plus abordables pour les navires.
Textes : LECLERC, Jacques, « Réunion » dans L'aménagement linguistique dans le monde , Québec, TLFQ, Université Laval, 13 octobre 2006.
[http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/reunion.htm], janvier 2007, 89.3 Ko

Expositions :
01 aout 30 septembre

