Situé dans l'est de la capitale, l'Ancien Observatoire de Pékin qui a été construit au 15e siècle est considéré comme l'un des plus vieux observatoires astronomiques du monde. Impressions.
La tête dans les étoiles. Le pari semble de taille à Pékin. Malgré des mesures parfois drastiques de la municipalité pour lutter contre la pollution, le ciel nocturne offre peu d'opportunités d'admirer les constellations. Pourtant la Chine est un pays précurseur en matière d'astronomie. Situé dans l'est de la capitale, l'Ancien Observatoire qui passe pour l'un des plus vieux du monde en est le témoin.
L'Ancien Observatoire a été construit en 1442 pour permettre aux scientifiques de la Cour des Ming d'étudier de plus près les étoiles. D'une hauteur de 40 mètres, il était alors l'un des plus hauts bâtiments de l'époque. Son architecture sur deux niveaux est surprenante. Derrière les murs en briques grises surmontés de créneaux, le cœur du lieu est dans un style chinois purement traditionnel.
Coulés en bronze, les instruments d'étude dont certains dépassent la taille d'un homme sont disposés sur la terrasse de l'Ancien
Observatoire et constituent la principale attraction du site. On peut donc voir la terre, les galaxies et les astres. Même s'ils ne sont que des reproductions. Les originaux sont encore visibles dans l'une des anciennes capitales de la Chine, à Nankin.
Aux 17e et 18e siècles, des instruments en cuivre et en laiton ont été introduits par des missionnaires jésuites comme la sphère armillaire qui sert à mesurer les coordonnées exactes des astres. On trouve également un théodolite qui permet de localiser les astres sur la sphère céleste en ayant recours à leur azimut et à leur élévation. Sans oublier le sextant, le quadrant et l'incontournable globe céleste qui indique la position exacte des étoiles à toute heure de la journée.
Le rez-de-chaussée est constitué de deux ailes principales qui s'étendent sur quelques dizaines de m². La première abrite des cadrans solaires et lunaires en pierre. Les Chinois accordaient en effet beaucoup d'importance à la mesure du temps à des fins scientifiques mais aussi agricoles. Ils pouvaient ainsi planifier les meilleures périodes pour les semences et les récoltes.
2 000 ans avant notre ère, les Chinois avaient déjà établi qu'une année comportait 366 jours comme on peut l'apprendre dans le musée occupant la seconde aile. L'exposition présente l'évolution de l'astronomie en Chine. On peut aussi voir les relations entre les scientifiques occidentaux et orientaux et leurs contributions au développement de cette science dans le pays.
Si la visite de l'Ancien Observatoire présente un intérêt historique indéniable, elle laisse un peu sur sa faim. Moins d'une heure suffit pour en faire le tour. Autre bémol : les explications disponibles concernant les instruments d'étude restent (trop) sommaires et aucune démonstration de leur utilisation n'est visible. Par ailleurs, l'anglais est encore boudé même si les quelques légendes traduites sont de bonne qualité. Résultat, de grands pans de cette exposition déjà réduite échappent complètement à la compréhension des non-sinisants.
Aucune documentation n'est mise à disposition. Et ceux qui auraient voulu se rabattre sur la boutique de souvenirs qui se trouve au pied du musée seront déçus. Lors de notre passage, elle était fermée. Personne n'a été en mesure de nous indiquer la date de son éventuelle réouverture...
Informations pratiques :
Ancien Observatoire de Pékin (古观象台) : Ouvert du mardi au dimanche de 9h à 16h. 2 Dongbiaobei Hutong (au sud-ouest du pont en arc-en-ciel de Jianguomen). 东城区建国门东裱褙胡同2号。Tel : 65.24.22.02. Entrée : 10 RMB (5RMB pour les étudiants).

Expositions :
03 mai 25 mai
