Pékin - Chine

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  Mardi 2 decembre 2008   19:18
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Pékin - Chine

« Makye Ame » révèle les mystères
du Tibet

Situé près du Marché de la soie et de Sanlitun, deux des quartiers les plus touristiques de Pékin, le restaurant « Makye Ame » offre une cuisine et une ambiance typiquement tibétaines. Impressions.

Le comptoir de Makye AmeUn avant-goût du Tibet à Pékin. C’est ce que propose Mu De Jing, la gérante du restaurant tibétain « Makye Ame ». Ouvert en 2005 par Tsering Norbu, un ancien enseignant du Yunnan, au sud-ouest de la Chine, cet établissement situé non loin de Sanlitun est l’une des deux enseignes de la capitale – les deux autres étant à Kunming, dans le Yunnan et à Lhassa-. D’une capacité de 230 couverts environ, « Makye Ame » est un lieu privilégié pour découvrir la cuisine tibétaine et l’ambiance propres à cette région aux multiples facettes de l’ouest de la Chine.

Dès l’entrée, le ton est donné : le bois, lourd et massif, domine dans la première salle. Dans un coin, les employés revêtus de costumes traditionnels colorés se préparent pour leur spectacle. Plus grande, la seconde pièce offre un décor qui paraît de prime abord légèrement ostentatoire, voire quelque peu trop chargé. Mais après quelques minutes, les yeux s’habituent. Et on trouve même un certain charme aux moulures et plafonds cloisonnés recouverts de fresques, aux meubles sculptés en bois et métal, aux lampes en peau qui diffusent une lumière douce ou aux thangka (peintures sur toile typiques de la culture tibétaine) arborant des images religieuses.

Des bouquets de fleurs séchées côtoient de larges récipients en cuivre ou en laiton, des corbeilles de fruits, et des peaux d’animaux accrochées aux murs. A l’opposé du comptoir lui aussi finement ciselé, une scène a été installée. C’est là que les danseurs et chanteurs tibétains présentent leurs deux représentations quotidiennes : à 20h et à 21h. Avec un défilé de costumes en prime. Yeux rieurs et sourire chaleureux, la beauté de leurs traits, de leur voix et la grâce de leur gestuelle accompagnées de percussions et d’instruments à cordes sont une invitation à un voyage dans la culture traditionnelle du Tibet. Alors qu’une artiste met autour du cou de l’invité d’honneur de la table une longue écharpe de soie blanche (hada) en signe d’amitié.

Générosité et convivialité

La cuisine est à l’image de l’atmosphère : généreuse et conviviale. La carte est rédigée en anglais et en chinois et richement illustrée. Le thé est servi, en flot continu, par un serveur affable qui amène par la même occasion des petites serviettes chaudes. Le vin maison à base d’orge (Qingke) à 5° est proposé au verre (15RMB), au pot (33RMB) ou au pichet (78RMB) et présenté dans des gobelets en cuivre. Aigre dès la première gorgée, la boisson accompagne néanmoins parfaitement les plats.

Au menu, la viande de yak s’impose évidemment sous toutes ses formes. Le bœuf braisé dans une sauce brune avec des carottes et de la moelle de yak recouvert de fromage fondu (tashi-delek à 50 RMB) est l’une des spécialités de la maison. Le goût du yak est prononcé et reste en bouche un certain temps. Mais l’impression demeure plaisante. Petite note sucrée avec le Juoma, un plat à base de riz mêlé à des raisins secs et revenu dans du beurre de yak (38RMB).

Cotes de mouton rotiesLes champignons naturels rôtis tibétains (48RMB) sont incontestablement la vedette du menu parmi les légumes. Les chapeaux ronds parfumés sont déposés côté face dans une large assiette et saupoudrées de fécule, de pulpe de piments et d’oignon jeune sauvage des plateaux du Sichuan. Cuits à la perfection, ils sont rafraîchissants et donnent l’impression d’être bons à la santé. Idem pour la soupe tibétaine de carottes et de gingembre (25 RMB le bol). Sa couleur orange vif est stimulante et sa saveur, revigorante.

Les côtes de mouton rôti avec une sauce maison et servies de manière traditionnelle (65RMB la petite portion, 98 RMB la grande) restent un peu décevantes. Si la peau est croustillante à souhait, la viande, trop grasse, gâte un peu le plaisir. En revanche, le balabani peut réconcilier les plus récalcitrants avec les épinards. Décorée d’un swastika de crème fraîche, la purée d’une couleur vert tendre est mélangée à du lait de soja qui apporte au plat, onctuosité et saveurs.






 

 

   artistes du tibet
   artistes sur scene
   balabani

   champignons naturels tibetains
   comptoir
   cotes de mouton roties

   enseigne
   fleurs
   gobelet a vin

   interieur
   juoma
   lampe

   les danseuses offrent le hada
   menu
   objet de priere

   objets en vente
   plafond
   portrait

   sabre tibetain
   sculpture
   soupe tibetaine de carottes et de gingembre

   tashi delek


Informations pratiques :
Makye Ame : Ouvert tous les jours de 11h jusqu’à ce que le dernier client soit parti. Représentations quotidiennes: 20h et 21h (durée : 1 heure).

1) Beijing Tuan Jie Hu, 2/F Mansion of Golden Lake Garden, N°23, Baijiazhuang Dongli, Chaoyang district (A l’est du bâtiment de Beijing Youth Newspaper). 朝阳区百家庄东里23号锦湖园公寓会所二层(京广桥北姚家园路向东100米向南50米北京青年报大厦东次侧).
Tel : 010.65.08.89.86.

2) Beijing Jianguomen, 2/F Xiu Shui Nan Jie, Jianguomen Wai. 建国门外秀水南街11号2层(国际俱乐部东侧酒吧街). Tel : 010.65.06.96.16

Texte : Aurélie Palancher
Photos : Wang Zhuo
Décembre 2007